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Un quotidien togolais salue les quatre principes chinois pour le règlement des points chauds en Afrique xinhua news transbordement LOME, 16 octobre (Xinhua) -- Le quotidien togolais Forum de la Semaine salue les quatre principes proposés mardi dernier par la Chine pour le règlement des points chauds en Afrique, à l'occasion de la visite officielle en Chine de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo. Le journal estime que ces principes mettent l'accent sur le leadership africain, le respect du droit international, le dialogue politique et le développement durable.
Ces principes ouvrent des perspectives pour renforcer l'autonomie diplomatique du continent et sa capacité à trouver des solutions durables à ses propres crises, souligne Dimas Dzikodo, directeur de la publication du journal, dans son article paru mercredi.
L'auteur relève que ces principes reconnaissent aux Etats africains "la responsabilité première dans la gestion de leurs crises" et invitent leurs partenaires extérieurs à privilégier "l'accompagnement plutôt que la substitution". Ils traduisent ainsi une approche qui place les pays africains au centre des processus de prévention, de médiation et de résolution des conflits qui les concernent.
Le quotidien met en exergue le principe selon lequel "les peuples africains sont les véritables maîtres de leur continent et doivent jouer un rôle central dans la conduite des affaires régionales". Il estime que cette orientation rejoint une aspiration ancienne de l'Union africaine, qui consiste à faire des Africains "les premiers acteurs de la prévention, de la médiation et de la résolution des conflits qui les concernent".
Cette approche revêt une importance particulière pour le Togo, dont le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, conduit la médiation de l'Union africaine dans la crise qui secoue l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon M. Dzikodo, cette convergence de vues contribue à renforcer la visibilité internationale de la diplomatie togolaise et à soutenir la recherche d'"une solution africaine à une crise africaine".
Il souligne également que le respect de "la souveraineté et de l'intégrité territoriale des Etats" et des principes de la Charte des Nations Unies constitue un fondement essentiel du règlement des crises. Dans un contexte marqué par les tensions régionales, notamment dans la région des Grands Lacs, il rappelle qu'"une solution durable doit tenir compte des préoccupations légitimes de sécurité des Etats sans compromettre leur souveraineté, leur intégrité territoriale ou les droits des populations concernées".
Par ailleurs, Dimas Dzikodo salue l'accent mis sur le dialogue et les négociations politiques. "Les guerres et les sanctions unilatérales ne suffisent pas à résoudre fondamentalement les différends entre les Etats", relève-t-il, en disant privilégier "le respect mutuel, les consultations élargies, la recherche de compromis et la prise en considération des divergences".
Il estime également que "la cessation des hostilités doit généralement s'accompagner d'un processus politique suffisamment inclusif pour transformer une interruption des violences en paix durable". Cette démarche est particulièrement pertinente dans la région des Grands Lacs, où les efforts de médiation doivent permettre de maintenir le dialogue entre des parties profondément divisées.
L'auteur insiste en outre sur le lien entre la sécurité et le développement. "Les conflits ne résultent pas exclusivement de rivalités politiques ou militaires", souligne-t-il, évoquant également la pauvreté, le chômage, les inégalités territoriales, la faiblesse des infrastructures et les difficultés d'accès aux services publics parmi les facteurs susceptibles d'aggraver l'instabilité.
Dans cette perspective, le quotidien estime que "la consolidation de la paix suppose également la reconstruction des territoires affectés, la création d'emplois, l'amélioration des conditions de vie et le renforcement des capacités institutionnelles". Les investissements dans les infrastructures, l'agriculture, l'énergie, l'industrialisation et la formation professionnelle peuvent ainsi contribuer à réduire les vulnérabilités structurelles et à consolider la stabilité.
Enfin, M. Dzikodo souligne que "les solutions durables à ses crises doivent être construites avec les Africains et sous leur conduite", avec l'appui constructif des partenaires extérieurs. Il estime que l'appropriation africaine des processus de paix nécessite toutefois des moyens financiers, humains et institutionnels suffisants pour renforcer les capacités de médiation de l'Union africaine et des organisations régionales.
Il conclut que l'enjeu est de faire évoluer l'Afrique d'une position où elle "subit fréquemment les conséquences des crises" vers une position où elle "participe pleinement à la conception, à la conduite et à l'évaluation des solutions". La coopération internationale, notamment avec la Chine, pourrait contribuer à cette évolution en soutenant les initiatives africaines et en favorisant des perspectives durables de paix et de prospérité. Fin
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